La Lettre de VERITAS N° 191  -  Extrait de la Page 9

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Madame Angèle Maraval-Berthoin fort âgée, décida de confier la présidence de la Croix-Rouge d’Oran à sa vice-présidente, ma mère, Madame Yvonne Hérelle pour la ville d’Oran et au Docteur Malméjac pour le département, en accord avec la présidence nationale.

Cette nomination pour Oran suscita des jalousies alors qu’elle était parfaitement logique, ma mère dirigeait depuis de nombreuses années deux dispensaires dans des faubourgs, secondait la présidente pour toute l’organisation des ouvroirs, des fêtes, des kermesses, et mon père, Maître Hérelle assurait le poste de trésorier depuis plus de trente ans.

Sa contribution financière était considérable. Sous son contrôle l’école d’infirmières marchait fort bien. La surveillance était assurée sur place par le commandant Monteil, retraité de l’armée, d’une rare conscience professionnelle et d’une parfaite honnêteté qui logeait dans un appartement de fonction avec sa famille.

A cette époque furent nommés à Oran deux pompiers de Paris, arme prestigieuse. Le commandant Jean Riou et le capitaine Denis Hadou. Tous deux avaient des enfants de l’âge à peu près de mes propres enfants. Jean-François Riou âgé de 8 ans devint ami de mon fils aîné qui avait deux ans de moins.

Rue Général Leclerc (ex rue d’Arzew) nous étions voisins. Les épouses, Yola Riou et Jeannine Hadou, devinrent familières du salon de ma mère qui recevait sans façon presque chaque après-midi les amis depuis toujours.

Yola, issue d’une famille de la grande bourgeoisie médicale libanaise arabe et francophile, était jolie, douce et cultivée. D’âge intermédiaire entre ma mère et moi, nous devînmes très proches. Nous le restâmes après le décès de ma mère et jusqu’à sa mort l’an dernier.

Cependant, l’O.A.S. Oran commença en 1961 à s’organiser. Mon époux et Jean-Paul Reliaud intégrèrent le réseau Bonaparte. Je fus incorporée dans le réseau Humboldt par mes amis de la marine. Rien n’était simple, il fallait se méfier de tout et de tous et surtout se taire.

Mon beau-père, André Vincent, attaché de préfecture et mon ami fraternel, Gilbert Espinal, le malicieux auteur des chroniques oranaises, également proche du préfet et président de Rhin et Danube Oran, nous étaient de précieux alliés jusqu’au moment où ce dernier fut expulsé et mis dans un avion pour Marseille, en pyjama, alors que son épouse était sur le point de mettre au monde leur première fille !

Quant à mon beau-père, arrêté lors de ce qui fut appelé : « la rafle des huiles » et libéré le soir même à proximité du village arabe avec les autres interpellés sans motif, on le nomma préfet de Tlemcen avec ordre de rester chez lui et de ne pas s’y rendre ! Une incohérence totale !.../...

 

                                                                        Genevieve

 

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