La lettre de Veritas N° 191 - Extrait pages 06/07 et 08

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Des Français de plus en plus nombreux prennent conscience de la gravité de la crise, sans précédent dans notre Histoire, dans laquelle s’enfonce la France. Ils en prennent conscience en dépit d’un optimisme de bon ton, considéré parfois quasiment comme un critère de bonne éducation. Ils en prennent conscience en dépit de l’hébétude que les médias - spécialement la télévision - et les politiciens imposent tous les jours à nos compatriotes, réussissant trop souvent à les convaincre que la crise n’est que d’ordre économique et que la seule difficulté est celle du chômage.

Ils en prennent conscience en dépit d’un individualisme et d’un égoïsme de plus en plus largement partagés, hélas, par ces Français du XXème siècle, chez lesquels les sentiments de solidarité naturelle ont été si profondément mis à mal. Et cette prise de conscience se traduit par un repli sur soi-même dont porte témoignage un recul sans précédent de la nuptialité et de la natalité qui signe l’arrêt de mort de la France en tant que pays peuplé de Français.

Or, dans cette crise, dans la genèse de cette crise, dans son aggravation et dans l’issue qui est à craindre, les enseignements de la guerre d’Algérie qui a ravagé nos départements de 1954 à 1962 sont infiniment précieux et insuffisamment pris en compte. L’intelligentsia ne s’y trompe pas qui, trente-cinq ans après les faits, redouble de mensonges, de désinformations et de calomnies sur cet événement capital de notre Histoire contemporaine.

Depuis la naissance de l’Islam, depuis le VIIème siècle, cette religion s’est affirmée comme l’ennemie des peuples chrétiens. Dans les textes sacrés de l’Islam, c’est l’anathème jeté sur les infidèles, dans lesquels se trouvent évidemment compris les hommes qui croient en la divinité de Jésus-Christ, ravalé au simple rang de prophète dans le Coran. Dans les faits, ce sont les disparitions de chrétiens de territoires immenses où ils étaient multitude; les musulmans s’en débarrassaient par le fer et par le feu ou par des conversions facilement compréhensibles dans un tel contexte…

Rappelons-nous l’éradication des chrétiens d’Afrique du Nord, innombrables dans les premiers siècle de notre ère, disparus jusqu’au dernier après la conquête musulmane ou, plus près de nous, l’éradication des chrétiens d’Algérie depuis 1962, ou encore l’élimination de la très grande majorité des chrétiens, orthodoxes ou orientaux, du territoire turc au cours du XXème siècle.

Or, malgré cette hostilité immémoriale, malgré cette haine tenace, malgré cette vindicte parfois sanguinaire, il est un fait que, de 1830 à 1962, les relations ont pu être bonnes entre les Européens et les Arabes, dans les départements français d’Algérie. Oui, en dépit des mensonges sans cesse martelés en France depuis plus de 40 ans, les relations ont, le plus souvent, été bonnes. Malgré les résistances des premières années de la pacification, malgré quelques soubresauts de violence tels ceux de 1871, de 1881 ou de mai 1945, il y avait, globalement, dans la masse musulmane, une estime indéniable pour la France. Et il serait mensonger de réduire cette estime à l’appréciation du progrès matériel considérable qu’introduisait la puissance civilisatrice dans tous les champs de la vie sociale, après l’indescriptible misère et l’indicible stagnation des siècles obscurs de l’Afrique du Nord et, en particulier, de trois siècles d’oppression ottomane.

Paradoxalement, en dépit des ferments de la haine religieuse, cette estime se fondait sur les qualités spirituelles d’une multitude de colonisateurs. Abd-el-Kader, l’émir de la résistance musulmane, n’avait-il pas proposé de se faire chrétien lors de sa reddition à Lamoricière ? Des officiers, comme de Sonis, qui ne ravalait pas sa foi chrétienne à la sphère du privé, avaient auprès des musulmans une aura considérable. Et ces Arabo-Berbères rudes, facilement sauvages, appréciaient l’esprit de soumission et de sacrifice des Européens, dont portaient témoignage non seulement le difficile labeur quotidien (malgré les fabulations de rigueur sur les colons) mais plus encore la liste de ces martyrs laïcs dont les noms couvraient les monuments aux morts de toutes les agglomérations de nos départements d’Algérie, des grandes villes aux plus humbles bourgades.

Ferhat Abbas, en 1936, ne voyait d’autre destin pour l’Algérie, qu’au sein de la France. Et les innombrables engagés volontaires arabo-berbères des guerres européennes que nous avons eu à souffrir en 1870, 1914 et 1939-1945 portent un autre éclatant témoignage de cet attachement. Alors pourquoi et comment la guerre d’Algérie nous a-t elle été livrée et par quelles aberrations a-t-elle pu aboutir à la capitulation d’Évian et à l’abandon en 1962 ? Notons d’abord que les révolutionnaires algériens, avant 1954, partageaient cette analyse.

La preuve en est que Messali Hadj refusait de s’engager dans la révolte armée parce qu’il savait que le nombre de ses militants et ses adhérents était dérisoire. Et Mohamed Boudiaf, scandalisé de cet immobilisme, s’est séparé de lui en 1954 pour se lancer dans la subversion avec un noyau de partisans. Révolutionnaire de la trempe d’un Lénine ou d’un Staline, animé d’une froide détermination, il savait qu’il suffirait de tuer, de tuer encore et de tuer toujours pour faire basculer ses coreligionnaires dans l’anti-France.

Il savait, surtout, la maladie de la France, qui offrait toutes leurs chances aux aventuriers les plus téméraires et les plus sanguinaires. Les faits lui ont donné raison. Face à une subversion armée radicale, animée à la fois par une religion de violence, par une haine raciale inextinguible, par l’esprit de la révolution universelle, alors que nous étions instruits par la répétition de mai 1945, il eut fallu opposer immédiatement la loi martiale avec sa vigueur, ses inévitables injustices, la primauté absolue donnée au maintien de l’ordre contre les menées révolutionnaires et au choix de la patrie contre les activités antifrançaise.

On a fait, hélas, méthodiquement, le contraire. Spirituelle, la France et les Français ne pouvaient déjà plus rien opposer au fanatisme de la subversion : à la fois parce que la France avait été profondément culpabilisée au nom de sa prétendue « collaboration » avec le troisième Reich et, en même temps, parce que les Français s’enfonçaient, déjà, dans ce matérialisme, cet hédonisme, cet individualisme, cette indifférence, cet égoïsme, tristes caractéristiques, désormais triomphantes…/…

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