La lettre de VERITAS N° 192 - Extrait des pages 4, 5 et 6

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Lorsque Le Bachaga BOUALAM lança ce pathétique S.O.S. dans l’hémicycle, le pogrom n’étant pas encore totalement accompli. Le 5 juillet 1962 à Oran, plus de 3.000 ressortissants français étaient massacrés alors que l’Armée française, commandée par Katz, restait l’arme au pied. Par la suite, les Harkis furent pourchassés comme des bêtes et exterminés jusqu’aux portes mêmes des cantonnements français. Dans ce fleuve de sang fut irrémédiablement noyé l’honneur de la France et l’on croit pouvoir encore longtemps dissimuler un tel Crime contre l’Humanité ? Non, c’est impossible ! Pendant que tous nos hommes politiques, de droite comme de gauche, idôlatrent et évoquent encore « l’homme providentiel », la France se meurt et « l’Œil est dans la tombe et regarde De gaulle ! »

 

Depuis dix-huit mois, ma place a été parmi les miens, là-bas, en Algérie. Pendant ce temps, vous arrêtiez notre destin. Je reviens, aujourd’hui, vous le demander : Qu’avez-vous fait pour nous ?

J’ai servi la France après mes pères, pendant cinquante-six ans. J’ai donné au pays un de mes fils. J’ai été loyal jusqu’au bout. J’ai engagé tous les miens. Avec eux, au prix de lourdes pertes, seuls, nous avons détruit la rébellion dans une immense région. Et, aujourd’hui, je pourrais vous le dire, nous avons été livrés.

Nous avions gagné et vous nous avez désarmés. Nous avions battu l’A.L.N. et vous l’avez implantée. Nous vous avions choisi, nous étions déterminés et vous nous laissez exterminer. Le choix, pour nous, était pourtant simple : Ou nous laisser égorger ou fuir vers la métropole pour sauver nos enfants. La rage et le désespoir au cœur, n’ayant plus ni le droit, ni les moyens de nous battre, nous avons dû partir, protégés, pour quelques heures, par l’Armée. Derrière nous, pour la première fois, montait  le drapeau vert et blanc du F.L.N. Nous laissions, derrière nous, notre sol natal mais aussi combien d’hommes qui s’étaient battus pour nous et avec nous ? C’est vers eux que va ma pensée.

Après des mois de silence, on reparle soudain des musulmans qui veulent vivre Français à tout prix et qui préfèrent le rester en métropole s’ils ne peuvent plus l’être en Algérie.

C’est au nom de ces hommes et de ces femmes que je vais vous parler. Ces hommes qui, depuis sept ans, sont en Algérie l’instrument de la France, l’instrument vivant, l’instrument de chair, ces hommes sans lesquels aucun des succès de notre pays n’aurait été possible.

Depuis sept ans et jusqu’à ces derniers mois, la France et son chef ont eu pour politique de compromettre ces hommes de façon irrévocable. Ils constituaient, encore récemment, la moitié des forces armées françaises. Depuis sept ans, ils tombent sous les balles et les couteaux, et pas seulement là-bas, dans les villes et les douars, mais ici même, au milieu de nous, en plein Paris. On leur avait pourtant juré, pour toujours et à la face du monde, la fraternité.

Rappelez-vous ces hommes. Ils n’étaient pas, ils ne sont pas un mythe. Vous les avez vus. Tout le peuple de Paris les a vus, les a acclamés, les a portés en triomphe.

Rappelez-vous…C’était ce fameux 14 juillet 1958, notre fête nationale où sept mille d’entre eux, les plus valeureux, venus de leurs villages, de leurs villes, malgré toutes les menaces, drapeaux tricolores en tête, arborant toutes leurs décorations, avaient remonté, sous les vivats, les Champs Elysées, devant le chef de l’Etat.

Ces hommes, vous les avez appelés vos frères, vos compatriotes. Vous leur avez demandé, tout le pays leur a demandé de poursuivre le combat jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à la victoire car celle-ci n’était possible que par eux, grâce à leurs sacrifices.

Ils ont répondu, ils se sont battus, ils ont cru qu’ils avaient gagné, beaucoup sont morts et, aujourd’hui, dans toutes les villes d’Algérie, terrés et angoissés, ils attendent que vous décidiez de leur sort. Oui, de leur sort et celui de leurs familles car c’est pour eux une affaire de vie ou de mort.../...


                              BACHAGA BOUALAM

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HELAS, POUR LE BACHAGA, COMME POUR LA FRANCE ENTIÈRE,

PAR LA FAUTE D'UN SEUL HOMME, CRIMINEL D’ÉTAT,

L’HONNEUR DE LA FRANCE EST, A JAMAIS , MACULÉ

PAR UNE TACHE SANGLANTE INDÉLÉBILE !

 

 

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