La lettre de Véritas N°189 - Extrait de la page 2 et page 3

Projet1

Lorsque j’ai atteint quarante ans, ma mère m’a dit, en m’embrassant : « Jusqu’ici, tu étais un jeune homme, maintenant tu deviens un homme jeune, mais reste toujours un homme, mon fils ! ».

Et je ne sais pas pourquoi, en entendant cette phrase, j’ai pensé au « premier homme » de Camus… Je crois que c’est dans ce livre que notre prix Nobel écrivait en évoquant les atrocités perpétrées par le prétendu FLN autant envers les européens que les musulmans  : « Ces gens là ne sont pas des hommes, car un homme, ça s’empêche… ».

Je n’ai jamais foulé le sol de votre pays natal, mais je le porte en moi, dans chaque goutte de mon sang comme un miracle de beauté, une fresque aux couleurs trop vives, aux parfums trop lourds, la perpétuelle résurrection d’une Méditerranée aux reflets trop azurés, animée par des vagues mousseuses dont l’enchantement ne cesse qu’au moment où le ciel se givre d’étoiles, reliant la splendeur terrestre à la gloire divine…

Je sais que, de génération en génération, depuis mon premier ancêtre, ce soldat-laboureur succombant au charme de cette terre que mes parents revendiquaient comme la leur, et qu’ils ont fait mienne sans que je n’ai n’y soit jamais allé, vous y avez tout construit, tout bâti à partir de rien, tout édifié sur des ruines, des marécages pestilentiels et sur un désert…

Tout ce qui est encore debout là-bas est votre œuvre, le fruit de vos sacrifices, de votre sueur, de vos larmes, et de votre sang…

Si ce pays se dit, aujourd’hui, une nation, il vous le doit, car c’est vous qui avez construit des villes, qui avez jeté des ponts sur les rivières, qui avez ouvert des routes au travers des montagnes, qui avez rendu à des paysages de pierres, l’or des moissons, et qui avez transformé des marécages en vergers fleuris…

Vous avez fait tout cela, je le sais et j’en ai porté témoignage, en classes primaires, en classes secondaires, en Université… Certains esprits ouverts m’ont écouté, d’autres, idéologues, m’en ont sanctionné, tandis, qu’autour de moi, d’autres fils de Pieds Noirs baissaient la tête, et me reprochaient, à la sortie, de ne pas tourner la page…

Mais cela m’a aidé à avancer vers ce que mes chers parents voulaient que je sois, et que je suis, aujourd’hui grâce à eux : un homme prêt à témoigner pour l’Histoire, et non à en subir la falsification, prêt, aussi, à se battre pour défendre la mémoire des siens, qui saura la transmettre à sa descendance et j’en veux pour preuve, la présence volontaire de mon fils à nos manifestations !

Oui, vous avez fait tout cela, et voilà que dans une France égarée, une France ayant perdu toutes les valeurs qui avaient fait d’elle une grande Nation, on vous le reprocherait comme un crime ?

C’est une véritable malédiction qui vous a frappés… Pourquoi tant de haine contre vous ? Pourquoi tant de rancunes ? Pourquoi cette vengeance stérile qui vous poursuit et que rien ne peut assouvir ?

Et pourtant, c’est vous qui avez dû faire face à la terreur, une terreur monstrueuse, barbare, inhumaine, perpétrée par des êtres maléfiques aux mains sanglantes qui ont égorgés, couchés par balles, ou déchiquetés par bombes, tant et tant d’innocents, de multiples confessions, mais tous Français !

C’est de vos bourreaux dont parlait Camus, lorsqu’il écrivait «  Ces gens là ne sont pas des hommes, car, un homme, ça s’empêche… »

Pour ces barbares, chaque nouveau mort poussait les survivants vers leur propre tombe, inventant chaque fois de nouveaux supplices selon la technique de la terreur qui enferme l’homme dans un aparté permanent avec la peur, jusqu’à le pousser aux actes les plus désespérés, jusqu’à allumer les feux de votre Résistance française, et surtout humaine et patriotique, cette O.A.S. qui, si elle fut écrasée, n’en garde pas moins le mérite et la gloire d’avoir existé !

Et je suis fier, oui je suis fier, d’avoir un père qui, servant dans les unités territoriales, a participé aux Barricades d’Alger en 1960, où il a vu tomber, à côté de lui, d’autres territoriaux victimes du piège machiavélique qui frappait indifféremment les gendarmes et les patriotes insurgés pour creuser un fossé entre Français, entre la métropole et vous, Français d’Algérie, alors que, même actuellement, même courbés par l’âge, vous relevez vos têtes blanchies par l’usure du temps, et ceci parce, que, toujours en vous, la flamme du patriotisme ne veut pas s’éteindre

Oui, je suis fier de mon père qui voulait garder française sa terre natale et y défendre son drapeau tricolore… Il fut, après le putsch de l’élite des Généraux français, auquel il avait participé, arrêté et torturé dans les officines du colonel Debrosse, à la caserne des Tagarins… Certains connaissent…

Mais mon père a eu le courage et la volonté de rester silencieux sous la torture, car il voulait préserver un ami proche, un merveilleux chef de guerre, le dernier des patriotes, auquel je me dois de rendre hommage ici, et qui fut un jeune Résistant de la première heure pendant la seconde guerre mondiale : Roger Degueldre !

Celui-ci résista, de même, en Algérie, contre le mensonge et la trahison, jusqu’à sacrifier sa vie pour éviter l’effondrement dont nous sommes les témoins, aujourd’hui, et pour éviter votre exode, ou la fin de vos frères dans quelques immondes charniers…

Et pour éviter, aussi, mon frère de cœur, Boualem Sansal, ne me contredira pas, la misère actuelle du peuple algérien, les harragas qui préfèrent le naufrage à leur vie, le désespoir de la jeunesse dans ce pays en ébullition, en somme deux formes de la même souffrance : le passé définitivement gâché, et l’avenir vidé même de l’espoir !

C’est contre tout cela que mon père, comme tant d’autres, s’est dressé, c’est pour cela qu’il a connu les geôles françaises, et il n’est pas le seul … Je suis fier, aussi, du lien affectif profond qui me liait au dernier Maire d’Alger, lequel, a connu des épreuves encore plus lourdes, puisqu’il a échappé miraculeusement à la mort, et n’a jamais courbé la tête, se battant encore jusqu’à sa mort contre toutes les techniques politiques mises en place par le plus grand des imposteurs, pour vider les mots de leur sens et les bourrer d’un sens exactement inverse !

Lorsque votre parti, le parti de la France en Algérie fut anéanti par un chef d’Etat indigne et pervers, on ne vous a donné, dégradante réalité, que le choix entre la valise et le cercueil… Ceux qui, hélas, n’ont pas pu fuir, ont été enlevés, ravagés, déchiquetés par la monstrueuse coalition de l’aveuglement avec la barbarie…/...

BONNE ANNÉE 2017, ET PUISSE-T-ELLE ENFIN RÉVÉLER LA VÉRITÉ HISTORIQUE

ET LES CRIMES PERPÉTRÉS PAR CELUI QUE LA France ÉGARÉE CONTINUE

A CONSIDÉRER COMME LE PLUS GRAND DE SES ENFANTS !

JM AVELIN

 

 

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