La lettre de Véritas N° 195 - Page 25

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j’ai invité des juristes amis, et d’autres qui ne le sont pas, à chercher dans la jurisprudence du Conseil d’Etat qui entame son troisième siècle d’existence une situation semblable, ou comparable, à celle qui a entouré la tragique fusillade du 26 mars 1962 à Alger, ordonnée contre une foule d’hommes, de femmes, et même d’enfants, sans armes et sans défense, qui formait un cortège sur la voie publique pour témoigner de sa solidarité avec la population de Bab-el-Oued assiégée par des forces armées dont certaines, régulières, dites forces de l’ordre.

Personne n’en a trouvé, moi non plus… Car entendons-nous bien : il ne s’agissait pas d’une manifestation tournant à l’émeute contre les forces de police qui, débordées, se seraient vues dans l’obligation de tirer pour se dégager ou pour se défendre contre une menace immédiate.

Il ne s’agissait pas, non plus, de manifestants encadrés par une poignée d’agitateurs multipliant les provocations pour engendrer une répression permettant ensuite de hurler à l’agression policière selon un processus bien connu des techniciens de la subversion. Non ! Et encore non !

Il s’agissait tout simplement, et atrocement, d’une fusillade déclenchée à l’arme automatique contre des civils coupables de se trouver en cortège de solidarité, devant des forces dites de police, qui leur faisaient face et qui, de surcroit, avaient commencé à les laisser passer. Et il s’agit, par-dessus tout, d’un tir prolongé pendant plus d’un quart d’heure, sans que nul n’ait donné l’ordre de tirer, bien au contraire puisqu’un lieutenant ne cessait de hurler « halte au feu ! » sans pouvoir se faire obéir, ni empêcher que les blessés ne soient achevés à terre, et souvent d’une balle dans la tête comme l’ont établi  certaines photos censurées à l’époque, tout comme « Le livre blanc » aussitôt sorti.

Le 26 mars 1962, dans un territoire et un département français, a été perpétré un crime d’Etat mais il est beaucoup plus encore parce qu’il s’agit d’un ACTE TERRORISTE ORDONNE PAR UN HOMME D’ETAT qui n’a pas engagé L’APPAREIL mais une poignée de spadassins venus de l’ennemi et qui a habilement mis le feu aux poudres en plaçant en tête des forces de l’ordre ces tireurs-assassins qui étaient là pour que le sang coule, pour tuer le plus d’innocents possible, pour faire un exemple impitoyable et terroriser ainsi une population déjà traumatisée qui, d’ailleurs, après le 26 mars, n’aura de cesse  que de quitter Alger, la rage au cœur et le désespoir dans l’âme ! .../...

 

26 mars 2

 

Maître René BLANCHOT

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