La lettre de Véritas N° 196 - Extrait de la page 26 et 27

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Cela fera soixante ans qu’un événement majeur et malheureux s’est produit en Algérie, province française. Nous approchons de la commémoration d’une date d’un mois de mai où le soleil doré de l’Algérie devenait rouge du sang de sa population et où les hirondelles qui saluaient le printemps de cette terre d’Afrique se transformaient en un aigle maudit, semant le mal et la mort. Pour quelles raisons ?  À cause de De Gaulle, de son envie d’un fauteuil à Paris et de sa volonté d’homme barbare, extrait de sa retraite, qui éliminera l’espoir et l’idéal d’une population croyant trouver enfin la paix, après quatre ans de guerre, d’attentats terroristes et de meurtres ignobles.

1958 ! Pour la population d’Algérie européenne et musulmane, la prise du Gouvernement Général fut ce 13 mai, après les assassinats de trois militaires français prisonniers de l’ALN en territoire tunisien, René Decourtex, Robert Richomme et Jacques Feuillebois, comme le besoin de réagir, de répondre à cette forfaiture en lançant un appel ou plus, une exigence à cette France de l’autre côté de la Méditerranée, hésitante et indécise dans sa fonction d’État entre des clans politiques semant la zizanie au sein des gouvernements successifs toujours aussi impuissants à agir, prendre en main le problème de la province algérienne partie intégrante de la Nation et ramener la paix.


                Il y avait la guerre en Algérie depuis 1954. Le 1er  novembre entre Biskra et Arris, la mort survint avec l’assassinat de deux hommes : un métropolitain, Guy Monnerot et le Caïd Hadj Sadok. Suivront après cette « Toussaint Rouge » des meurtres sauvages de civils dans l’intérieur du pays et les grandes villes par des terroristes fellaghas. Des assassinats aveugles. Des crimes contre l’humanité. Des européens et des musulmans. Des « algériens », comme l’écrivait Jean Brune, dévoués, imprégnés de l’idée de conserver cette terre magrébine par son emplacement sur la côte nord de l’Afrique mais si européenne par sa construction depuis 1930, si moderne par ses infrastructures comme un modèle pour le monde, et toujours prête à servir et à mourir pour la France.

Bien entendu, contre cette Algérie française, se dressait une opposition sournoise et traîtresse des partis de la gauche française socialiste et communiste se comportant à travers une propagande infâme et des sabotages, de la même façon que lors de la guerre d’Indochine, pour perdre ces départements d’AFN. Ils agissaient sciemment, soutenus par une presse gauchisante mais subventionnée, pour faire de cette province une terre sacrifiée et un drame voulu.

Pourtant en mai 1958, au moment de cette révolution pacifique à Alger, était-il impensable de croire à une nouvelle image de ce territoire entre paix et justice lorsque sur la place du « G.G. », un homme à bord d’un GMC, Jacky P..., eut le courage de forcer la grille de fer de ce bâtiment du pouvoir parisien ? À partir de ce moment, une population multiple, mélangée entre gens des villes et paysans du bled, entre algérois européens et musulmans de la Casbah se trouva réunie dans un même élan de concorde.

Il y avait dans ce rassemblement un seul mot aux lèvres des manifestants : ESPOIR ! Celui d’une nouvelle ère de paix ; de l’ordre retrouvé ; d’un nouveau temps d’union où chacun par-dessus son identité, sa religion trouverait sa place. Le chant de la Marseillaise et celui des Africains résonnaient dans l’air chaud de ce printemps précoce. La foule vibrait d’une émotion palpable à force de croire que les attentats et le sang de victimes innocentes n’abreuvera plus ce sol aimé d’une Algérie française débarrassée de la barbarie. «  Sans justice, écrivait saint Augustin, les royaumes sont-ils autre chose que des troupes de brigands ? »

Je me souviens de ces milliers d’algérois, de leur joie, de ces larmes de bonheur qui brillaient dans leurs yeux... Les embrassades et les applaudissements jaillissaient de cette foule délivrée du doute de la défaite. L’Algérie allait-elle connaître autre chose que la guerre? L’Algérie fraternelle n’était plus qu’un peuple solidaire sur ce Forum, en mai 1958.

                                                                      

Faut-il raconter comment cette attente et cette conviction sont devenues des larmes de sang et de désespoir quand est arrivé le 4 juin le général De Gaulle ? Dès son premier discours au balcon du « G.G. » je crois que dans la foule présente depuis tant et tant de jours sur le Forum, certains ont deviné ses faux propos. Ils ont compris d’une façon différente de ce que la plupart entendaient, et que rien de l’espoir souhaité ne serait réalisé. Sous la forme de paroles à double tranchant et à double sens, c’était comme notre fin annoncée ce « Je vous ai compris » ! Le général avait le sens de la manipulation des foules pour endormir le plus grand nombre et prendre le pouvoir à Paris grâce à nous, Pieds-noirs français d’Algérie et musulmans attachés aux trois couleurs du drapeau par le sang versé, sans que rien ne soit construit, réalisé dans le sens d’une paix réelle, efficace, puissante.

Plus tard, nous avons tourné sa phrase d’une façon dérisoire, avec cet humour qui nous caractérise même dans les pires situations mais, « Il ne nous a jamais compris ! ». Il nous a eus de la pire des manières, en menteur ! Alors les années d’Algérie sont devenues celles du temps tragique !

Malgré les barricades de janvier 1960, malgré le Putsch des généraux en 1961, rien ne fit dévier le général de sa ligne de conduite. Celle de brader l’Algérie ! Il y eu beaucoup plus de personnes kidnappées, plus d’assassinats et les morts du 26 mars 62 à Alger après la mascarade des accords « déviants » du 18 mars, non validés par tous les algériens du GPRA. Puis il y eu le début de l’Exode et les massacres du 5 juillet à Oran. Juste au lendemain de l’indépendance d’un territoire sauvage que des hommes venus d’Europe avaient transformé en un pays moderne à partir de 1930. Des assassinats et des disparitions entérinaient une décision d’abandon du gouvernement français, sans concession ni possibilité d’accord entre les Pieds-noirs et le pouvoir algérien FLN imposé par Paris ... /...


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