La lettre de Véritas N° 192 - Extrait de la page 18 et 19

053

Plus d’un demi-siècle s’est écoulé. Que sont devenus les combattants de l’O.A.S. ? Certains ont tiré leur révérence et sont allé rejoindre le royaume d’Osiris, le dieu des morts, incarnation des espérances de survie des Egyptiens. D’autres ont dit : « Stop ! Assez de se battre pour des cons ! ». Enfin, il y a ceux qui considèrent que, malgré leurs tempes grises ou blanches, et parce qu’ils n’ont jamais mis un genou à terre, il faut continuer à se battre.

Aucun d’entre nous ne peut oublier cette période où, à divers titres et fonctions, du plus humble au plus grand dans l’organigramme de l’Organisation, nous avons refusé le parjure, ayant come devise cachée en nos coeurs : « Potius mori quamfoedari » (Plutôt mourir que se déshonorer).

Souvent, dans mon ancien journal « Rizières et Djebels », j’ai évoqué le rôle souvent méconnu de l’O.A.S. hors des grandes villes.

Après mon procès et quelques mois passés à la prison de la Santé à Paris pour ma participation à la révolte des Généraux appelée à tort putsch par De Gaulle, Pierre Sergent m’a proposé, à la demande du Colonel Yves Godard, de rejoindre l’O.A.S à Alger.

Départ le 25 janvier avec le Colonel de Sèze. Dès mon arrivée, entretiens avec Jean-Claude Pérez, Roger Degueldre et les Colonels Gardes et Godard. Mission : prendre le commandement de la zone Ouest-Mitidja avec, comme adjoint, Norbert Phal, dit Stéphane, qui a rejoint l’O.A.S. après le putsch et qui a organisé la zone.

Volontaire pour sauter sur Dien Bien Phu, c’était un garçon intelligent et courageux. Nous avons partagé les responsabilités de la zone. En fait, j’étais sous l’autorité de deux hommes hors du commun : Jean-Claude Pérez, responsable de l’ORO (Organisation du renseignement et des Opérations, et Roger Degueldre, « Delta » pour tous mes contacts avec l’Armée, et avec, pour principal objectif : obtenir et organiser le ralliement d’éléments de l’Armée, condition sine qua non pour espérer, enfin , obtenir l’adhésion physique et massive des « Pieds-Noirs ».

Après trois semaines de semi-clandestinité passées à Marseille dans une ambiance tendue, en attendant mon départ pour l’Algérie, je fus agréablement surpris par l’ambiance à Alger : l’O.A.S. tenait la ville, elle avait su contrer, grâce à « Delta » et ses équipes, les hommes et les barbouzes envoyés par le pouvoir gaulliste avec, pour mission, d’anéantir, par tous les moyens, l’Organisation.

Cette lutte fut impitoyable. Il fallait répondre coup pour coup. Elle a fait l’objet de nombreux articles et commentaires où, le plus souvent, on nous a présentés comme « les grands méchants », en passant sous silence les sévices et les tortures qui nous étaient infligés quand

nous tombions dans les griffes des « gentils du Pouvoir ». Volontairement, ou par méconnaissance, on a occulté notre véritable mission qui était de garder l’Algérie à la France !

Dès notre arrivée dans le port d’Alger, une vedette de la police accosta notre cargo : en fait, nous étions réceptionnés par l’Organisation. Roger Degueldre me procura rapidement une « vraie-fausse » carte d’identité grâce aux ordres donnés par M. Marcel Weckel, Directeur Général de l’E.G.A. (Electricité et Gaz d’Algérie). Mon ami Henri Zammit me fournit une carte professionnelle de contremaître des « lignes et postes » qui me permit de circuler sans problème dans tout le département d’Alger. J’eus même, à trois reprises, la possibilité d’utiliser un land-rover « E.G.A » pour mes déplacements sur Boufarik, Blida et Marengo.

A Alger, notre sécurité et notre hébergement étaient assurés dans de bonnes conditions, d’où notre décision de rester sur place afin d’être en contact permanent avec Jean-Claude Pérez et « Delta ». Outre ma mission auprès de l’Armée, nous avions comme objectif : l’organisation de la zone, la protection des Européens et des Musulmans contre les attentats FLN et ce qui restait de l’ALN, car l’armée française avait largement gagné la guerre, enfin, le renseignement et l’action, coordonnés par Jean-Claude Pérez.

Mission auprès de l’Armée :

Grâce aux contacts de « Delta », j’ai rencontré des Chefs de corps ou Officiers du 11ème Choc, des responsables de S.A.S., des instructeurs de l’Ecole Militaire de Cherchell. Nous avions créé à Souma, au sud de Boufarik, un centre logistique devant permettre la survie, au moins pour quelques jours, de quelques dizaines d’éventuels ralliés. Un plan de dispatching avait été établi pour stocker dans les fermes matériel et nourriture ;

En fait, et malgré les promesses, les ralliements furent individuels. Par contre, nous reçûmes des armes et munitions ainsi que des papiers qui nous permirent de mieux circuler ainsi que des informations et, surtout, chose très importante, la protection de l’Armée pour les deux maquis installés à Ouedjer et à Meurad.

Près de Ouedjer, Jacky Pérez, frère cadet de Jean-Claude Pérez, pris le commandement d’un maquis constitué par de jeunes gens des quartiers du Ruisseau et du Champ de Manœuvres. Ces hommes étaient sous la protection de l’Armée. Ils participèrent à l’opération de l’Ouarsenis commandée par le Colonel Gardes.

Après l’échec de cette dernière, nous avons récupéré quelques hommes que nous avons implanté près de Meurad, avec pour mission la protection du Bachagha Larradji. Ils menèrent la vie dure au commando ALN de la wilaya 4. Après le cessez-le-feu, ils furent rapatriés dans une ferme des environs d’Alger appartenant à Roger Daboussy, puis arrêtés et incarcérés à Tizi-Ouzou. Libérés quelques jours après, vers la mi-juin, grâce à l’intervention du Colonel Gardes, ils purent rentrer en Métropole. Deux ingénieurs en chef de l’E.G.A., MM. Cassoly et Pierson prirent en charge leurs billets de bateau pour la métropole.

Le Colonel Gardes m’avait demandé de ne pas partir d’Algérie avant eux. Pour Stéphane et moi-même, c’est encore Jean Gardes qui demanda à un de ses amis, Giménez, de nous incorporer dans une « colonie de vacances » comme moniteurs : direction Le Luc, dans le Var.../...

054 

 Comite2

 

055

 

barre horizontale 55 

Congrès

 

.../... Pour lire l'intégralité de cet article, adhérez à la Lettre de Veritas : cliquez ici.
Puis imprimez le bulletin d'Adhésion à remplir et à retourner à :
Comité VERITAS - B.P. 21 - 31620 FRONTON.

Pensez à joindre votre chèque de 40 euros (minimum) avec votre adhésion - Merci.

Membre actif : 40 euros
Membre de soutien : 50 euros
Membre bienfaiteur : 70 euros et plus

Mercipourvotresoutien

 

barre horizontale 55

 027

Pour toute commande, veuillez adresser vos coordonnées postales,
le nombre d'exemplaires souhaités ainsi qu'un
chèque du montant de votre commande,
soit 10 Euros par exemplaire  à :

Comité VERITAS
B.P. 21
31620 FRONTON

Informations supplémentaires