La lettre de Véritas N° 189 - Extrait de la page 10

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L’année qui s’achève a fait découvrir à la France une monstruosité dont nous, Français d’Algérie, avions hélas, et pendant huit douloureuses années, fait l’expérience dans la chair et le sang des nôtres : LE TERRORISME, ce fléau aussi lâche, aussi indigne, aussi aveugle et aussi cruel que la pire des récessions humaines.

En représailles, l’équipe qui nous gouverne s’est révélée parmi les plus nulles et les plus révélatrices d’une carence instaurée par celui que notre pays aveuglé s’acharne à considérer comme le plus grand des Français alors qu’il n’a apporté au pays que catastrophes, pertes de pouvoir et destructions : en voulez-vous des preuves ?

Il a bien existé, le 8 avril 1961, ce honteux, ce prétendu référendum, truqué par le Chef de l’État car il fallait bien que celui-ci, décidé à violer allégrement la Constitution dont il était le garant, ce qui le rendait passible de la Haute Cour pour trahison, se couvre, vis-à-vis de celle-ci en obtenant l’aval de la population française.

Alors, quoi de plus sournois, quoi de plus confus, quoi de plus lâche et de plus détestable que d’obliger un pays, égaré par une propagande mensongère permanente, à répondre, par un seul OUI ou un seul NON à deux questions, parfaitement contradictoires, qui méritaient, chacune, une réflexion approfondie car nos compatriotes, s’ils l’avaient fait, auraient pu se demander comment le Gouvernement Français pouvait augurer des résultats d’une consultation qui n’avait pas encore eu lieu et n’était qu’un vague projet d’avenir en mettant en place des « Autorités » issues d’une minorité terroriste qui ne représentait pas, et n’a, d’ailleurs, jamais représenté, pendant ces huit années de terreur, le peuple algérien !

On demandait au peuple français d’approuver l’autodétermination du peuple algérien, mais, en même temps et dans la même réponse, des hommes et des femmes de bien, intègres et respectueux des Droits de l’Homme, approuvaient (sans même s’en rendre compte, pour certains) la mise en place du seul « F.L.N. », mouvement terroriste minoritaire, (s’il en fut !) comme gouvernement provisoire de l’Algérie algérienne !

Ce subterfuge ignoble, à lui seul, ôtait à cette consultation toute valeur et toute signification ! Mais le succès d’un tel référendum permettait à De gaulle d’apparaître aux yeux du monde comme seul capable de régler le problème algérien, de jeter un voile de mystère sur la situation réelle de l’Algérie et d’obliger l’Armée française et, principalement ceux de ses soldats qui se révoltaient devant cette infâme palinodie, à respecter le prétendu verdict de la nation française !

Alors pour réussir cette première abomination, De gaulle n’hésita pas à s’adresser à chaque Français en brandissant la menace du désordre et du chaos : voter oui, c’était se prononcer pour la paix. Voter non, c’était se déclarer pour la guerre. Cette consultation là ne fut, en réalité, qu’un plébiscite imposé, et ce qui est plus dégradant imposé par la crainte ! J’en appelle aux consciences des justes : comment qualifier cette imposture là ?

Mais, il y a eu pire… Ils ont existé les palabres et les pourparlers sans fin avec, pour interlocuteur exclusif, alors que De Gaulle avait affirmé que – je cite – « toutes les tendances seraient représentées » le seul F.L.N., mouvement terroriste sanguinaire qui avait déjà fait des milliers et des milliers de morts dans les conditions les plus inhumaines de la barbarie à l’état pur et qui ne représentait que cette minorité forcenée animée par la haine.

Puis, comme ces pourparlers restaient stériles et n’auraient jamais abouti, elle a existé la forfaiture… Il ne s’agit pas seulement du viol de la Constitution française, aujourd’hui reconnu par tous puisque les articles 2 et 72 avaient déjà volé en éclats l’année précédente, mais de la déclaration d’intention française unilatérale du 18 mars 1962 à Évian.

Il a existé, LE CRIME CONTRE L’HUMANITÉ du Chef de l’État français qui (en excluant les Français d’Algérie, toutes ethnies confondues, alors que ces citoyens jouissaient de leurs droits civiques et en faisant voler en éclats l’article 5 de la Constitution) a fait avaliser mensongèrement par la France métropolitaine cette décision unilatérale comme des accords entre deux nations dont l’une n’existait pas encore !

C’est ainsi que le droit à l’autodétermination du peuple algérien, ce fameux droit démocratique des peuples à disposer d’eux-mêmes, a été totalement bafoué puisque De Gaulle a imposé, quelle que soit la réponse apportée, la prise du pouvoir en Algérie par ce mouvement terroriste et totalitaire, le F.L.N., qui, depuis, dans de redoutables convulsions et dans un bain de sang, a réduit ce pays au stade d’un tiers monde !

Elles ont existé, aussi, ces balles françaises qui abattaient des Français sans armes, de toutes origines, huit jours après le crime d’évian. Ces soldats sauvagement conditionnés, par la France, qui poursuivaient et achevaient ces civils innocents, du vieillard au tout petit enfant, un bébé de six mois… Il est vrai qu’en France la désinformation a sévi.

Le massacre du 26 mars 1962 à Alger, qui fit, en douze minutes, 282 victimes recensées, 82 morts et 200 blessés, peut-être plus… Cette immonde tuerie où femmes et enfants furent lâchement exécutés dans le dos ou achevés à bout touchant, fut présentée par le Chef de l’État français comme – je cite – « l’émeute d’une foule furieuse de l’arrestation de Jouhaud qui ne put être dispersée que par le feu meurtrier des troupes. »

Nombreux sont ceux qui, en France, ignorent encore, aujourd’hui le comble de l’horreur : une grande nation armant contre ses propres ressortissants l’ennemi qu’elle avait combattu et vaincu, la veille. Non… dans l’Histoire mondiale, on n’a jamais vu cela… Jamais, nulle part, pas même dans le règne animal, on n’a vu une chose aussi dégradante… aussi déshonorante et pourtant… Pourtant il faut se rendre à l’évidence…

Anne CAZAL3



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